Uber menace de cesser ses activités au Québec dès octobre

Après la déconvenue subie à Londres
la semaine dernière, Uber s’est engagé dans un bras de fer avec le Canada. Le
service de VTC brandit la menace d’une cessation de ses activités dans la province
de Québec si d’aventure le gouvernement ne renonce pas aux nouvelles mesures
qu’il souhaite instaurer pour encadrer son fonctionnement. L’ultimatum est fixé
au 14 octobre. En octobre 2016, un projet pilote avait été mis en place pour
une durée d’un an afin de fixer des règles à Uber. Il prévoyait notamment 20
heures de formation pour les chauffeurs.

90% de taux de satisfaction 

Le gouvernement canadien souhaite renforcer ce cadre, en
portant à 35 heures la durée de la formation, en imposant une inspection
mécanique des véhicules tous les 12 mois et en durcissant la procédure de
vérification des antécédents judiciaires par les services de police. Des
mesures qu’Uber juge trop contraignantes.

Nous croyons que le gouvernement devrait envisager de
renouveler le projet pilote dans sa forme actuelle au niveau de la formation et
que des discussions approfondies aient lieu au cours des prochains jours et des
prochaines semaines pour en arriver à une solutio
n”, a déclaré
Jean-Nicolas Guillemette, le directeur général d’Uber au Québec. Il met dans la
balance le succès du service qui recueille un taux de satisfaction de 90%
auprès des clients ainsi que les 10 000 chauffeurs qui travaillent pour Uber.

Face à cette offensive, le gouvernement canadien serait prêt
à assouplir les conditions d’application des 35 heures de formation, mais
vraisemblablement pas à les supprimer. (Eureka Presse)

ZDNet