RATP : enterrement du ticket de métro, dématérialisation et NFC au programme

Si avoir de la 4G dans tous le métro parisien relève encore du fantasme technologique, la RATP dervrait aujourd’hui accélérer en matière de dématérialisation et de NFC. C’est en tout cas l’ambition d’Ile-de-France Mobilités (anciennement connu sous le nom de STIF) qui a présenté le plan de modernisation du transporteur parisien à l’horizon 2021, plan qui vient d’être adopté. 

 

Le premier changement, déjà connu mais fort symbolique, sera la disparition du bon vieux ticket de métro en carton. Il sera remplacé par une carte type Oyster (Londres), soit une sorte de pass Navigo anonyme et sans abonnement que l’on pourra recharger à l’envi d’un ticket ou d’un carnet de tickets. La technologie utilisée sera le NFC. Son déploiement débutera en 2019, l’enterrement 1ere classe du ticket est programmé pour 2021.

Le NFC sera également utilisé pour recharger son pass depuis un smartphone compatible ou pour passer les portiques, toujours avec son smartphone. « Cette révolution du système billettique actuel, que les usagers des transports en commun franciliens connaissent très bien, leur permettra tout simplement de voyager grâce à leur smartphone. Au même titre qu’avec un ticket ou un passe Navigo aujourd’hui, ils pourront franchir les portiques de validation grâce à des titres de transport dématérialisés et enregistrés sur leur téléphone mobile » explique Valérie Pécresse, Présidente d’Ile-de-France Mobilités et de la Région Ile-de-France.

C’est la technologie de Wizway Solutions qui a été retenue par Île-de-France Mobilités. Elle sera intégrée à l’application ViaNavigo et permettra de payer son transport – qu’il s’agisse d’un ticket de métro ou d’une carte d’abonnement – puis de le valider dans les rames de métro, de RER ou de bus via la technologie sans contact NFC. « Cela marche même si le téléphone est éteint ou déchargé », précise le président de Wizway Solutions.

Ile-de-France Mobilités investira 6 millions d’euros pour la période 2019 à 2021 pour ce dispositif. Des tests vont débuter, puis on estime à 900.000 le nombre d’usagers qui pourront l’utiliser dès 2019. Le seuil suivant sera de 3 millions.

ZDNet