Objets connectés : l’UFC assigne la Fnac et Amazon pour manque d’information

Même le grand public commence à le savoir, les objets connectés sont bien moins inoffensifs qu’il n’y paraissent : gestion des données personnelles, possibilité de détournement, sécurité voire espionnage… Mais pour l’association UFC Que Choisir, les distributeurs ne jouent pas le jeu en matière d’information du consommateur.

 

« Après avoir observé que les fiches produits souffraient, tant d’une information lacunaire sur les caractéristiques essentielles des objets connectés, que d’une présentation des garanties légales inintelligible, l’Association a mis en demeure 10 sites de commerce en ligne au mois de juillet dernier », explique l’association

Une mise à demeure qui n’a pas vraiment eu d’effet poussant l’UFC à aller plus loin en assignant devant le Tribunal de Grande Instance de Paris la Fnac et Amazon présentées comme les deux plateformes de distribution les plus importantes du marché.

« Sur leur site, ces deux sociétés font tout simplement fi des obligations d’informations précontractuelles, prétextant n’être que les distributeurs et non les fabricants de ces objets. Or, la jurisprudence, suite à une bataille judiciaire longue de 11 années de l’UFC-Que Choisir contre la société DARTY, est aujourd’hui catégorique : l’obligation d’information précontractuelle pèse sur l’interlocuteur direct du consommateur, peu importe que celui-ci soit le fabricant, ou simplement le distributeur du produit. Loin d’être anodine, cette information est cruciale, compte tenu des spécificités et contraintes des objets connectés », peut-on lire. 

« Par ailleurs, l’Association a pu constater sur ces deux sites que l’existence des garanties légales – pourtant applicables et gratuites – était éludée au profit de la garantie commerciale ou des extensions de garanties payantes, faisant même parfois doublon avec les garanties légales en terme de durée et/ou dommages couverts. Cette mise en avant des extensions de garanties payantes au détriment des garanties légales gratuites est une pratique particulièrement contestable et préjudiciable, déjà pointée du doigt par l’UFC-Que Choisir dans une étude en mai 2016 ».

ZDNet