Nvidia estime que 2021 sera l’année de la voiture totalement autonome

Les progrès technologiques notamment du côté de l’intelligence artificielle, devraient permettre d’accélérer la mise sur le marché de véhicules totalement autonomes. C’est en tout cas l’avis de Jensen Huang, patron de Nvidia, qui estime qu’en 2021, c’est à dire dans seulement quatre ans, ces automobiles seront largement disponibles.

 

Cette prévision n’est pas si optimiste que ça. En effet, d’autres acteurs engagés dans ce secteur comme BMW, Renault-Nissan ou Volkswagen estiment eux aussi que l’année 2021 pourrait être charnière même si certains tablent sur la mise sur le marché de véhicules « quasiment » autonomes.

Rappelons que nVidia a dévoilé sa plateforme Drive PX, nom de code Pegasus permettant de proposer des systèmes de conduite autonome de niveau 5, soit 100% sans conducteur. D’ici le milieu de l’année 2018, le fabricant estime qu’il disposera d’un système capable d’une autonomie de niveau 5, et prête à servir pour l’industrie automobile.

Surnommé le Pegasus, le système est la dernière version du Drive PX et contient une paire de SoC Xavier et une paire de GPU concernant lesquels Nvidia ne communique pas de détails. Le fondeur se contente de préciser qu’il s’agit de la prochaine génération de processeur graphique basée sur son GPU Volta.

La puissance de calcul de Pegasus est évaluée à 320 billions d’opérations par seconde, ce qui, selon l’entreprise, est treize fois plus élevé que pour les générations précédentes. « La création d’une voiture entièrement autonome est l’une des initiatives les plus importantes de la société – et l’une des plus difficiles à réaliser » commente Jensen Huang.

« Avec Pegasus supervisant l’environnement et la conduite sécurisée, l’industrie peut offrir une gamme de nouveaux types de véhicules, ressemblant à des bureaux, des salons ou des chambres d’hôtel sur roues. Les voyageurs commanderont simplement le type de véhicule qu’ils veulent, en fonction de leur destination et des activités prévues en cours de route » imagine déjà le dirigeant.

Après l’avoir dévoilé en mai, Nvidia a également annoncé que Holodeck était désormais en accès limité pour certains utilisateurs. Holodeck est construit sur une version hautement personnalisée d’Unreal Engine 4 d’Epic Games. La technologie permet à plusieurs utilisateurs de communiquer dans un espace virtuel destiné à produire un rendu très réaliste.

En mai toujours, Nvidia sortait son accélérateur Tesla V100 pour le deep learning, un domaine de l’intelligence artificielle. Développé pour un coût de 3 milliards de dollars, le V100 dispose de 21 milliards de transistors fixés avec le processus de fabrication FinFET de 12 nanomètres de TSMC. Le GPU compte 5.120 cœurs CUDA, et afficherait une puissance de calcul de 7.5 TéraFLOPs pour le 64 bits et 15 TéraFLOPs en 32 bits. Sur le front de la mémoire, le GPU dispose de 16 Go de RAM HBM2, dont la bande passante atteint 900 Go par seconde.

Selon Nvidia, les gains en matière de deep learning sont donc majeurs avec le V100, avec une amélioration par 12 de l’apprentissage en deep learning, et par 6 de la performance pour l’inférence deep learning. « Ce qui était réalisable sur Titax X en quelques minutes est désormais possible en quelques secondes » assurait Huang quelques mois plus tôt.

Rappelons que nVidia jouit d‘une position de force : pratiquement tout l’écosystème de l’automobile se développe sur la plate-forme Nvidia Drive PX et la pile logicielle Nvidia vante la société. Et de citer des alliances avec Audi, Toyota et Tesla. 

ZDNet