Nintendo : la console Switch comme planche de salut ?

Mario fait la gueule. Malgré Pokémon Go et Super Mario Run, les résultats de Nintendo font grise mine pour la période avril-décembre 2016. Le géant nippon affiche un chiffre d’affaires de 2,6 milliards d’euros, en baisse de 27% par rapport à la même période l’an dernier.

 

Le bénéfice explose de 154% à 848 millions d’euros mais il prend en compte une cession de 523 millions d’euros, à savoir les parts de Nintendo dans une équipe de base-ball américaine… D’ailleurs, le bénéfice d’exploitation s’effondre de 38% par rapport à 2015, à 217 millions d’euros.

Outre la descente aux enfers de la Wii U (ventes en repli de 75% à 760.000 unités), les résultats de la stratégie mobile de la maison de Kyto ne sont pas à la hauteur des attentes avec des revenus de 130 millions d’euros pour Pokémon Go (à travers Pokémon Company qui gère les droits de licence). Quant à Super Mario Run (à 100% Nintendo), il aurait convaincu seulement 5% des mobinautes ayant téléchargé la version gratuite de passer au payant, soit des revenus de 40 millions d’euros. Rappelons néanmoins que le jeu est en ligne que depuis le 15 décembre.

Autant d’éléments qui mettent encore plus de pression autour de la Switch, la nouvelle console de salon attendue en mars. Et Nintendo ne veut pas se rater. « Nous prévoyons toujours de livrer 2 millions de Switch courant mars », a déclaré lors d’une conférence de presse le patron de la firme, Tatsumi Kimishima.

« Les réservations se déroulent bien et des boutiques ont déjà pré-vendu tous les exemplaires qui vont leur être livrés au départ », a-t-il ajouté. Nintendo est « en ordre de marche pour que l’approvisionnement s’effectue ensuite régulièrement ».

Le responsable s’est également attaché à démontrer que la Switch, de part son approche hybride, ne viendra pas concurrencer la poule aux oeufs d’or 3DS. « La Switch a des particularités qui la différencient des 3DS, et le prix n’est pas le même », a souligné le responsable précisant que « plus de 100 jeux étaient en cours de développement de la part de 70 entreprises ». « Nous pensons qu’il existe encore une demande pour les vrais consoles de poche », a-t-il insisté.