Microsoft HoloLens : un jouet coûteux pour Portal ?

 

HoloLens et des casques de réalité virtuelle comme le Vive d’HTC ou l’Oculus Rift ne visent indiscutablement pas les mêmes cibles à l’heure actuelle. HTC et Facebook s’intéressent pour le moment aux joueurs.

Quant à HoloLens, il se destine en priorité aux usages professionnels. A 3000 dollars, dans son édition développeur (et 5000 dollars pour la suite commerciale), le casque de réalité augmentée ne peut se démocratiser et prétendre par exemple au statut d’accessoire de jeu.

Illustration de la réalité mixte ?

Cela n’a cependant pas empêché un développeur de Toronto, Kenny Wang, de s’essayer à une partie du jeu Portal depuis l’HoloLens de Microsoft. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le populaire jeu de Valve se prête assez bien à une telle expérience de réalité augmentée.

Pour les non-initiés, Portal, un jeu à la première personne, consiste pour le joueur à résoudre des niveaux en utilisant pour cela une arme capable de créer des portails. Par ces portails peuvent circuler des objets ou le joueur lui-même.

Transposé dans la réalité, grâce au concept de réalité augmentée d’HoloLens, Portal permet à Kenny Wang de créer des portails et de déplacer des cubes dans un environnement réel. Le développeur rapproche ainsi virtuel et réel, comme illustré dans la démo publiée sur YouTube.

Comme le signale CNet.com, le développeur a exploré d’autres applications sur HoloLens, et notamment Pokemon en réalité augmentée, à base de commandes vocales.

HoloLens pour le grand-public ? Oui, un jour

Pour autant, une version grand-public d’HoloLens n’est pas d’actualité. Interrogé à ce sujet, son créateur Alex Kipman reconnaissait qu’une telle version était envisagée. « Quand ? Je ne vais pas vous le dire aujourd’hui, mais bien sûr, nous avons des projets pour proposer un kit non-dev. »

Afin de cibler ce marché, le produit de Microsoft devra au préalable descendre sous le seuil des 1.000 dollars. Cela demandera un certain temps au constructeur, qui privilégie pour le moment l’entreprise.

L’éditeur ne se désintéresse pas cependant des applications ludiques. Kenny Wang précise ainsi avoir été approché par plusieurs personnes de Microsoft concernant ses récentes créations.