Les chômeurs de l’IT toujours pris dans la tempête

Rien ne semble pouvoir endiguer ces derniers mois l’inflation du nombre de chômeurs inscrits à Pôle Emploi dans la catégorie des métiers des télécoms et des systèmes d’information. Un paradoxe alors qu’entreprises et politiques ne cessent de vanter les mérites du numérique et de son dynamisme économique.

La dynamique est bien différente du côté des chiffres du chômage. Depuis juin, le nombre de chômeurs a bondi et il ne semble pas vouloir se stabiliser comme cela avait pu être le cas les années précédentes à cette même période.

51.200 chômeurs en octobre 2017

Ainsi, à chaque mois un nouveau « record » historique. Et octobre ne fait pas exception. Pas plus que son prédécesseur, le président ne parvient pour le moment à inverser la courbe du chômage.

Dans l’IT, les chômeurs inscrits en catégories ABC étaient 51.200 le mois dernier, contre 50.600 en septembre, ou encore 2200 supplémentaires en un an (+4,48%). Après une légère baisse en septembre, le chômage en catégorie A est reparti à la hausse à 39.500.

Comment expliquer une telle situation ? Les entreprises du numérique misent sur une croissance de l’activité en 2017 de 3%. Les recrutements de cadres IT sont attendus en nette hausse cette année encore.

Et pourtant, le chômage n’a jamais été aussi haut dans les métiers du SI et des télécoms. Un paradoxe ? Le secteur IT n’est pas le seul employeur d’informaticiens, ni donc potentiellement le seul à réduire ses effectifs.

Le paradoxe a la vie dure

Par le recours à des technologies comme le Cloud, y compris public, banques et assurances peuvent être encouragées à diminuer certains besoins humains, par exemple dans les domaines de l’infrastructure et de l’administration SI.

Le « paradoxe » n’a quoi qu’il en soit pas fini d’interroger, et les déclarations de l’ancien président de Syntec Numérique, Guy Mamou-Mani, de résonner :

« Comment le dire sans choquer… Nous vivons une véritable pénurie de ressources. Tous les chefs d’entreprise présents savent que nous avons du mal à recruter. Et dans le même temps, il y a du chômage. Oui c’est un paradoxe. Mais ce sont deux problèmes différents qu’il faut traiter différemment. »

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ZDNet