Le salaire minimum pour obtenir un visa H1-B pourrait passer à 130.000 dollars

Une législation a été proposée à la Chambre des représentants américain (The High-Skilled Integrity and Fairness Act of 2017) qui, entre autres, veut plus que doubler le salaire minimum nécessaire à l’obtention d’un visa H-1 b, le passant à 130.000 dollars.

 

De quoi rendre beaucoup plus difficile pour les grandes entreprises de technologie outre-Atlantique le recrutement d’ingénieurs étrangers. Jusqu’alors, ce sont surtout des bataillons d’indiens qui ont rejoint des années durant la Silicon Valley pour occuper des postes tant chez Google que Facebook ou encore Microsoft.

Jusqu’à aujourd’hui, le salaire minimum exigé pour tenter d’obtenir un visa de ce type était de 60.000 dollars, un montant déterminé en 1989 et inchangé depuis assure Tech 2. Pour faire varier le nombre de visas accordés, le législateur se basait plutôt sur un quota annuel.

Recentrer le programme H-1 b sur son intention initiale

« Ma loi recentre le programme H-1 b sur son intention initiale : chercher et trouver les meilleurs et les plus brillants partout dans le monde et compléter l’effectif américain avec des travailleurs talentueux, très bien rémunérés et hautement qualifiés qui aident à créer des emplois ici en Amérique, et ne les remplace pas » assure la Démocrate Zoe Lofgren, qui propose cette loi. « Cela garantit que les employeurs américains peuvent avoir accès aux talents dont ils ont besoin, tout en supprimant les incitations pour les entreprises sont inférieurs salaires américains et externaliser les travaux, » dit-il.

Zoe Lofgren propose également de retirer les quotas par pays du programme tout en réservant 20% de ces emplois aux petites et moyennes entreprises.

Tout en émanant d’un élu démocrate, cette proposition de loi arrive dans un contexte d’incertitude pour les entreprises de technologie avec l’arrivée au pouvoir du président républicain Donald Trump. Ce dernier souhaite réserver les emplois sur le sol américain aux citoyens américains. Ce qui devrait forcer Google, Facebook et autres Apple à revoir leur stratégie de gestion des ressources humaines à court termes.

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