Le chômage dans l’IT toujours à marée haute

En août déjà, le nombre de demandeurs d’emploi dans les métiers des télécoms et des systèmes d’information avait atteint un niveau historique avec 50.000 chômeurs inscrits auprès de Pôle Emploi.

Même après l’explosion de la bulle Internet, un tel seuil n’avait pas été franchi. La tendance lors du dernier mois n’a pas été plus favorable pour l’emploi dans le secteur. La Dares a ainsi recensé 50.600 chômeurs pour les catégories A, B et C.

Une mutation des métiers du numérique destructrice ?

Sur un an, cela représente une hausse de 4% du nombre de demandeurs d’emploi. Entre août et septembre, un léger fléchissement (saisonnier comme permettent de le constater les données des années précédentes) est intervenu dans la catégorie A, celles des inscrits sans aucune activité.

Les chômeurs étaient 39.100 contre 39.600 le mois précédent. Néanmoins, sur un an, la progression des inscrits à Pôle Emploi demeure significative : +3,1%. Depuis le début de l’année 2017, ce sont 1400 demandeurs supplémentaires qui ont intégré la catégorie A (+1600 en fusionnant les trois catégories principales).

Un paradoxe alors que l’activité économique des entreprises du numérique a nettement redémarré et que celles-ci semblent faire preuve de volontarisme en matière de formation des chômeurs (grâce au dispositif du POE) et d’embauche de cadres ?

Le numérique ne constitue pas le seul employeur de profils IT et télécoms. Clients des ESN, éditeurs et startups recrutent aussi, et peuvent supprimer des emplois. Les agences de recrutement mettent pourtant en avant les effets de la transformation numérique sur les embauches.

Si des profils sont très recherchés, ils ne représentent cependant pas l’essentiel du marché de l’emploi. La transformation des organisations pour se numériser pourrait aussi aboutir à un bilan négatif avec des suppressions d’emplois. En 2012, la Dares prévoyait déjà un ralentissement des créations nettes d’emplois entre 2010 et 2020.

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ZDNet