La couleur débarque sur l’impression 3D

Présentée tout récemment à l’IFA l’imprimante 3D couleur da Vinci Color effectue cette semaine un tour d’Europe avant sa commercialisation prévue en novembre prochain (3600€). L’originalité du produit tient en un mot : couleur. Car jusqu’à présent, mettre de la couleur sur une pièce réalisée en impression 3D demande une étape de fabrication supplémentaire : un peintre doit se charger de coloriser la pièce après fabrication.

L’imprimante da Vinci Color de XYZprinting embarque 4 cartouches de couleur CMJN.

Ici, la da Vinci Color embarque quatre cartouches d’encre de 20 ml qui ressemblent à s’y méprendre à des cartouches d’imprimante papier. « Une cartouche d’encre peut réaliser environ 40 modèles de 5 cm3 et sera vendue 65 € » assure XYZprinting.

Le logiciel embarqué dans l’imprimante permet de définir la colorisation de chaque pièce sur la base des modèles 3D qui lui sont présentés.

La couleur est intégrée à l’objet au moment de sa réalisation, couche de PLA sur couche de PLA. C’est la technique de FFF (Fuse Filament Fabrication) qui est en fait utilisée avec une impression jet d’encre. L’unité de mesure utilisée pour la précision de la dépose est le pixel.



La finesse de gravure permet de produire d’un seul tenant des pièces
mobiles. Un gain de temps considérable par rapport aux procédés
classiques de création de pièce.

C’est une bobine de PLA blanc spécifique qui est utilisé, « mais ses qualités de résistance et de comportement sont identiques à celle du PLA classique » explique Cin-Yee Syria Ho, responsable marketing Europe de XYZprinting, qui vante les trois années de R&D nécessaire à la réalisation de l’imprimante par cette entreprise de Taïwan. A noter que l’acide polylactique (en anglais polylactic acid abrégé en PLA) est également utilisé en chirurgie (sutures avec des polymères biodégradables et essais de stent biodégradable).

La colorisation peut être effectuée à l’aide de 16 millions de nuances.

A la différence du PLA classique, le polymère de XYZprinting absorbe l’encre CMYK (cyan, magenta, yellow, key, soit CMJN (cyan, magenta, jaune et noir en français) au moment de la création de la pièce en 3D, avant que la matière fondue ne redevienne rigide. Une étape qui prend du temps. Comptez deux fois plus de temps de réalisation pour une pièce colorisée qu’avec une imprimante 3D classique.

Pour le prototypage, et au delà

L’imprimante, plutôt volumineuse (Le lit d’impression permet un volume d’impression de 20 cm x 20 cm x 15 cm), est destinée au marché professionnel, et principalement à des tâches de prototypage assure Cin-Yee Syria Ho. XYZprinting assure viser également les animateur 3D qui réalisent film et animation avec ce produit, mais aussi les architectes et designers afin de les aider à monter aux clients des modèles réduits de construction. La finesse de gravure est comparable aux autres imprimantes 3D de ce segment : les objets réalisés d’un seul tenant peuvent être composés de pièces mobiles sans avoir besoin d’assemblage postérieur.

Enfin, il faut noter qu’un logiciel embarqué permet de coloriser les modèles numériques 3D en 16 millions de nuances.

ZDNet