Idemia, ex OT-Morpho, veut devenir leader mondial de la sécurité numérique

Boulogne-Billancourt – Idemia est désormais le nouveau nom de marque d’OT-Morpho, l’entité issu de la fusion d’Oberthur Technologies et de Safran Identity & Security. L’entreprise française affiche l’ambition de devenir leader mondial dans les domaines de l’identification et de l’authentification a clairement indiqué le PDG du groupe, Didier Lamouche, ex-PDG de Bull et de STEricsson.

 

Idemia est désormais le nouveau nom de marque d’OT-Morpho, l’entité issu de la fusion d’Oberthur Technologies et de Safran Identity &
Security.

La nouvelle entité compte pour se faire sur quatre tendances du marché. L’augmentation exponentielle des objets connectés d’une part. « En 2025, plus de 25 milliards d’appareils connectés représenteront plus de 25 milliards d’occasions pour les hackers professionnels de prendre le contrôle de nos vies » a dit Didier Lamouche. « La voiture autonome ne verra jamais le jour si nous ne trouvons de de solution à ce problème ! » Il mentionne (sans le nommer) que Fiat, victime d’un piratage de ses véhicules connectés en 2015, était depuis devenu client de la société.

La croissance exponentielle des échanges ensuite, qu’il s’agisse d’échanges de données, d’argent, ou de mouvements de personnes et de population. « Le trafic mobile sera multiplié par 8 entre 2015 et 2020 » a relevé le PDG. « Le nombre de personnes prenant l’avion doublera dans les 10 prochaines années ».

L’Inde est devenu un géant des telco en un an

Et de citer l’exemple d’un opérateur indien qui en créant une offre data illimité a bouleversé son marché. « Le marché de l’Inde à pris la première place mondiale en termes de consommation de data par habitant. La pays n’était qu’à la 150ème place il y a un an. De 150ème à 1er en moins d’un an. La consommation moyenne de data par indien est aujourd’hui de 1,2 Go par mois. C’est le double des Etats-Unis » a relevé Didier Lamouche, notant que le défi de son entreprise était de gérer l’augmentation de volume massif tout en améliorant la sécurité.

 

La numérisation de l’économie est une tendance sur laquelle compte Idemia pour trouver de la croissance.

La numérisation de l’économie est une autre tendance sur laquelle compte Idemia pour trouver de la croissance. « Quand on se penche sur la sécurité des paiements dans l’espace numérique, sur Internet, nous sommes encore à l’âge de pierre. Franchement, envoyer un deuxième code par SMS, quelle innovation ! » a moqué Didier Lamouche.

Un gisement à exploiter, puisque dans le monde, 50% des fraudes sur les transactions sont liées à des transactions en ligne. Idemia compte sur ce plan « assurer l’efficacité de la sécurité pour l’univers digital, et préempter les opportunités liées à l’économie de partage où les transactions se font entre individus ».

Enfin, Didier Lamouche insiste sur l’importance de la « consumérisation » des technologies, c’est à dire facilité d’utilisation, leadership sur le marché et « juste prix de vente ».

Chiffre d’affaires cumulé est de près de 3 milliard d’euros

Safran IS (ex-Morpho), ancienne filiale du groupe aéronautique Safran, a été cédée au printemps au fonds américain Advent, actionnaire majoritaire du spécialiste français de la sécurité numérique Oberthur Technologies (OT), pour 2,4 milliards d’euros. La nouvelle entité réunit deux entreprises aux activités certes complémentaires mais foncièrement différentes. Oberthur est un spécialiste de la sécurité numérique comparable à Gemalto. Safran IS est un spécialiste de l’identification issu du groupe d’aérospatiale et de défense Safran. Leur chiffre d’affaires cumulé est de près de 3 milliard d’euros.

« Statistiquement 40% de la population mondiale a reçu l’an passé un de nos produits » a dit Didier Lamouche. Idemia compte 1.800 banques et 500 opérateurs télécoms comme clients. Idemia emploie 14.000 personnes dans le monde, dont plus de 2.000 en Recherche & Développement. Le groupe a des clients dans 180 pays à travers cinq principaux segments: institutions financières, opérateurs mobiles, objets connectés, identité civile et sécurité publique.

L’entreprise vise une introduction à la Bourse de Paris d’ici deux ou trois ans mentionne Reuters.

ZDNet