‘Hybrid IT’ : comment structurer la migration ?

Pour rappel, l’IT Hybride se situe à l’intersection de l’informatique ‘legacy’ (celle en place, hors du Cloud), du Cloud privé et du Cloud public, avec une priorisation pour les nouveaux usages et une agilité dans le nouveau mode opératoire.

Un nouveau modèle d’opération, un facteur de succès clé.

« L’IT hybride constitue un nouveau modèle d’opération, très riche : il requiert non seulement d’automatiser le provisionnent des ressources de l’infrastructure, et d’automatiser le cycle de vie des services ; mais aussi de structurer l’infra par types de services avec amélioration technique en continu », explique Sébastien De Bartoli, responsable avant-vente Cloud Consulting chez HPE.
L’IT hybride implique également une gouvernance pour la sécurité, ou même pour le financement ; et impose de mener une conduite du changement (orientée client). L’enjeu est de répondre en quasi temps réel aux attentes des métiers avec des services ‘customisés’ et en multi-sourcing (démarche de ‘broker’); et enfin il impose de procurer de l’agilité pour les besoins applicatifs, avec des solutions ’Cloud natives’ et des charges de travail (sur VM) optimisées. 


Rôle de l'IT dans la digitalisation

« A partir de 2013, on a vu la prééminence de l’Open Source, avec notamment Openstack qui apporté la promesse d’une simplification du Cloud privé. Puis dans la foulée, tous les développements ont été orientés ‘Cloud natifs’», ajoute Sébastien De Bartoli.

 A partir de 2015, se sont multipliées les plateformes ‘as a service’ (CloudFoundry, OpenShift)  et depuis quelques mois l’approche ‘conteneurs’ fait une percée incontestable.
Souvent, les DSI ont tendance à évaluer d’abord l’approche technique, en se concentrant sur Openstack, sur Azure Stack , etc. Or il faut autant se préoccuper des compétences en place et de la formation des personnels qui interviennent. Car il s’agit ici de processus de transformation et de gestion du changement, au sens culturel, avec la montée en compétences. 

« Le problème de la montée en compétences est que ceux qui définissent la solution ne sont pas toujours ceux qui l’implémentent », constate Tan Do Van, consultant Hybrid IT chez HPE. 

Une démarche en 4 étapes

« Nous préconisons une méthode en 4 étapes issue de l’OpenGroup IT4IT : la planification des services ; le ‘Build’ ; le delivery  et enfin le ‘Run’ . Il faut y ajouter le suivi du service avec la gestion des coûts et la facturation des services (en ‘charge back’ ou non) », en ayant comme objectif la satisfaction client et l’amélioration continu de l’expérience client.

Des choix sont à faire : « Nous sommes intervenus dans une entreprise qui avait 4 projets de virtualisation sur les bras :  un sur Openstack, un sur Hyper-V, un sur VMware et un sur KVM ! Il a été décidé de ne garder qu’une plateforme ».

Côté applications, il existe des ‘assets’ qui ne sont pas éligibles ’au Cloud natif, car il en coûterait trop cher. Que faire avec ?

Organiser des équipes intégrées

Il est souhaitable de mettre en place des équipes intégrées, « comme le font les ‘service providers’ » : rapprocher le BSS (‘Business support system’, côté métier, avec mesure de la satisfaction) et l’OSS (‘Operation support system’, orienté développeurs).

Au moins 4 profils sont recommandés : un architecte des services, un ingénieur designer (conception, ergonomie…), un responsable automatisation/pilotage et un responsable sécurité.

Ce modèle facilite l’adoption du DevOps dans l’organisation globale (avec les « Site Reliability Engineer » (SRE) au centre du BSS/OSS).

Autre suggestion : le fait de mettre en place un outil ITSM ou une CMDB (Configuration management data base) ne suffisent plus : il faut une vue d’ensemble de bout en bout de la chaîne de services, aussi bien du côté exploitation que du côté des métiers.

Un ‘framework’ constitué de 3 domaines

HPE préconise un ‘framework’ de 3 domaines (« areas »), avec, entre eux, des interfaces programmatiques Rest API (Representational state transfer)  :

1-  ‘Demand’: redéfinir ou moderniser les applicatifs métiers (démarche d’innovation, suivi des places de marché, etc) afin d’organiser la migration des ‘workloads’ (en conteneurs ou pas).

HPE a développé un savoir-faire dans ses « usines de migration » (P2V, V2V, PV2C, pour la mise en œuvre en partageant les bonnes pratiques.)

2 – ‘Delivery’ : assurer la « Conception et la Livraison » d’un catalogue de services, avec des outils d’orchestration et d’automatisation, et un ‘cloud management’ orientés Hybrid IT.

En plus de l’outillage, HPE propose un accompagnement à la conduite du changement pour la réussite dans le nouveau mode opératoire

3 – ‘Supply’ : optimiser le pilotage de l’infrastructure (compute, stockage, réseau et sécurité) avec du ‘composable’ entre Cloud privé et public, avec une orientation ‘Software defined’ et les API nécessaires dans un contexte orienté services et permettant de faire tourner tous les workloads, qu’ils soient basés sur des serveurs physique, virtuel ou conteneurs.


La méthodologie proposée par HPE PointNext pour un Azure hybride

Dans le contexte d’Azure hybride

Cette méthodologie, proposée par HPE PointNext, s’applique à l’environnement Cloud Azure hybride. Les missions définies, près d’une quinzaine au total, se rangent dans les 3 domaines cités (‘Demand’, ‘Delivery’, ’Supply’): cela va de la modernisation des applications jusqu’à la continuité de service, les types de stockage et de réseaux, en passant par ‘Azure Automation’, la CMDB, les processus ITIL et la conduite du changement. 

En résumé, la proposition faite ici consiste à organiser la construction d’un IT hybride en implémentant Azure Stack dans le datacenter, en environnement Cloud privé, avec toute la sécurité attendue.

ZDNet