HPE : le futur des serveurs Superdome rime avec SGI

HPE se prépare à simplifier son portefeuille de serveurs haut de gamme, dédiés aux applications critiques. Aujourd’hui, le constructeur aligne ses Integrity Superdome X, un châssis hébergeant des blades, et le MC990 X, une technologie héritée d’un accord OEM passé avec SGI début 2016. Sauf que SGI fait aujourd’hui partie intégrante de HPE, depuis son rachat pour 275 M$ en août 2016. Selon des démonstrations auxquelles nous avons assistées, HPE prépare désormais la fusion de ces deux gammes, avec ce qui, en interne, est présenté comme le projet Hawks 2.

HP MC990x
Serveur MC990X.

Fondamentalement, il s’agit d’une évolution du MC990X, mais basée sur la génération de processeurs Skylake d’Intel (contre la génération Broadwell actuellement) et enrichie « de fonctions de hautes disponibilités issues des Superdome ». Citons par exemple la technologie de partitionnement réseau NPAR. Le système modulaire Hawks 2, qui va de 4 à 32 sockets (et probablement au-delà dans les versions suivantes), devrait sortir avant la fin de l’année 2017. Il sera capable d’héberger jusqu’à 48 To de Ram.

En plus des distributions Linux actuellement accueillies sur les MC990X, le Hawks 2 devrait également supporter Windows Server, Oracle Linux et les hyperviseurs VMware et OracleVM. HPE n’a toutefois pas précisé si le support de ces technologies serait effectif dès la sortie des machines.

HP-UX porté sur Docker

Signalons qu’en parallèle, HPE travaille au renouvellement de ses serveurs Itanium, une mise à niveau attendue pour la mi-2017. Cette nouvelle gamme de serveurs Integrity pour HP-UX, l’Unix maison, et OpenVMS, un OS hérité de DEC, s’appuiera sur les futurs processeurs Kittson d’Intel. Il devrait toutefois s’agir là de la dernière déclinaison des serveurs Itanium, dont HPE garantit actuellement le support jusqu’en 2025.

Le constructeur travaille au portage de sa distribution Unix, mais aussi de OpenVMS sur x86. « Nous avons commencé à porter HP-UX sur Docker pour proposer cet OS en mode émulation. Des versions de démonstration tournent déjà dans nos labos. Pour les utilisateurs de ce système, c’est une piste d’évolution possible », assure Jean-François Malras, ambassadeur Unix chez HPE. Selon ce dernier, le recours à l’émulation devrait se traduire par une pénalité d’environ 10 % en termes de performances : « mais c’est largement compensé par la hausse des performances du x86 ». Le Californien travaille aussi sur l’intégration de HP-UX à OpenStack, le framework de déploiement d’infrastructures de Cloud.

A lire aussi :

IoT : HPE tente d’acclimater ses serveurs Moonshot aux usines

HPE adosse son infrastructure pilotée par le code à Mesosphere