GoPro taille dans le vif et arrête les drones

Rien ne va plus pour GoPro qui officialise aujourd’hui un nouveau plan social d’envergure. Le succès de l’entreprise américaine est effectivement derrière elle. L’arrivée des drones grand public et l’intégration de dispositifs vidéos de plus en plus perfectionnés sur les smartphones ont signé la fin de l’âge d’or des caméras portatives de loisir.

 

Le fabricant américain a donc annoncé lundi plus de 250 suppressions d’emplois, soit un peu plus de 20 % de ses effectifs, et va retirer son drone Karma des marchés européen et américain. Cette annonce provoquait un effondrement du titre qui perdait 26,61 % à 5,51 dollars à l’ouverture de Wall Street.

GoPro avait déjà du licencier 200 personnes fin 2016 (baisse de 40 % de son chiffre d’affaires), avant de laisser à nouveau partir 270 employés en mars 2017. 

Le nouveau plan social va se traduire par une charge comprise entre 23 et 33 millions de dollars dans ses comptes, dont une bonne partie représente des indemnités de licenciement. Le patron-fondateur du groupe Nicholas Woodman a décidé de réduire sa rémunération de base à 1 dollar symbolique en 2018.

Quant au marché des drones, GoPro jette l’éponge. Un temps partenaire de DJI, l’entreprise fait désormais face à la concurrence féroce du constructeur chinois, qui se positionne sur son segment avec les modèles Mavic Pro et Spark. Surtout, son drone Karma a connu des problèmes techniques importants (chutes intempestives suite a des arrêts de batterie en plein vol), nécessitant des rappels.

En sus, « un environnement réglementaire hostile en Europe et aux Etats-Unis va probablement réduire sa capacité à proposer (Karma sur) ces marchés dans les prochaines années », a expliqué la société, qui a donc décidé d’en retirer ce drone. Elle va toutefois continuer à en assurer le service après-vente.

« GoPro est déterminé à redresser son activité en 2018 », a affirmé M. Woodman, espérant que la baisse des dépenses opérationnelles permettra au groupe de renouer avec la rentabilité et la croissance au second semestre. 

ZDNet