Cloud : Google répond à AWS dans la seconde

 

Le Cloud, c’est l’agilité, aiment à vanter les fournisseurs de services de cloud computing. Ces mêmes entreprises démontrent qu’elles savent s’appliquer ce principe d’agilité. Au moins sur le plan commercial.

La semaine dernière, le champion mondial du cloud public, AWS, annonçait la facturation à la seconde. Se posait la question de la réaction de la concurrence. En tout cas, celle du quand. Google vient de fournir la réponse.

La seconde à effet immédiat, et Windows compris

Mardi 26 septembre, la firme de Mountain View a basculé sur le paiement à la seconde sur son service cloud. Et la formule entre en vigueur immédiatement. Une manière, à peu de frais, pour Google de prendre de vitesse AWS.

La tarification à la seconde chez Amazon entrera en effet en application à compter du 2 octobre. Le modèle à la seconde de Google concerne les produits de base de sa plateforme, dont Compute Engine et App Engine.

Google se différencie d’AWS sur un autre point, moins anecdotique que le calendrier : la nature des machines virtuelles. La nouvelle facturation s’applique aussi bien aux serveurs Linux que Windows. Du côté d’AWS, seules les instances Linux sont concernées pour le moment. Les VM Windows continuent donc d’être facturées à l’heure.

Lors de son annonce, Amazon citait les économies générées comme un argument en faveur du paiement à la seconde. Google se montre sur ce point plus pondéré – et plus sincère ? La firme estime que l’économie pour un utilisateur moyen est de 99 cents par jour.

L’argument prix à relativiser

« Dans la plupart des cas, la différence entre la facturation par minute et par seconde est très faible – nous l’estimons à une fraction de pourcentage » écrit sur le blog de Google, un dirigeant de Compute Engine, Paul Nash.

L’élasticité est certainement un argument plus solide à prendre en compte pour les utilisateurs des services cloud. Amazon et Google ne sont d’ailleurs pas des précurseurs en ce qui concerne le paiement à la seconde.

Dans un courriel adressé la semaine dernière à la rédaction de ZDNet.fr, le service de presse du Français Outscale rappelait avoir lancé un an auparavant ce mode de facturation. Le prestataire pèse plusieurs millions d’euros (15 en 2015). Bien loin des revenus générés sur ce marché par AWS et Google, dont les pratiques sont plus susceptibles d’influer sur l’ensemble du secteur.

ZDNet