Ces cartes électronique qui nous font du bien…

Parmi les équipements électroniques embarqués dans nos serveurs informatique qui nous font du bien, il est indispensable de citer les cartes qui équipent un nos serveurs de production, qu’elles s’appellent ILO, RILO, ILOM, DRAC ou iDRAC, RSA, etc…

Qu’apportent donc toutes ces cartes et quels bien font-elles aux exploitant informatique ?

Petits rappel à ce qu’est une carte intelligente de ce type et de ce qu’elle offre comme service…
Ces cartes électroniques sont des soit des cartes additionnelles soit des cartes filles s’interconnectant sur la carte mère du serveur. Elle a le privilège, lorsqu’elle est alimentée par le serveur, de s’interfacer avec son hôte, (le serveur). Elle connait pratiquement tous de lui et de son état de santé. Elle devient pratiquement indépendante, hormis son alimentation électrique.
Les différents constructeurs ont décidé de lui donner la priorité sur le pilotage du serveur. Ainsi elle est capable d’effectuer un contrôle total sur son hôte.

  • Allumage/extinction du serveur, soit à froid, soit à chaud.
  • Déports des entrées/sorties type KVM (clavier, écran, souris), DVD, Liaison série.
  • Seulement ? Non ! bien sur !
  • Montage à distance d’un DVD soit physique, soit une image d’un DVD (ISO), via le réseau à distance.
  • Accès règlementé par comptes et mots de passe et droit d’action sur le serveur.
  • Gestion des alertes matériels via SNMP ou envoi de mail via SMTP.
  • Synchronisation de l’horloge de temps, etc …

Ces cartes électroniques sont devenues indispensables aux exploitants informatique qui doivent piloter un serveur au plus bas niveau logiciel hébergé dans un datacenter partout dans le monde.

Peut importe le constructeur proposant ces équipements, nous retrouvons les mêmes fonctions de bases, cités plus haut. A la différence près que certains constructeurs et éditeurs de ces produits, peuvent le cas échéant vous facturer certaines actions avancées de ces équipements via une licence logicielle additionnelle.
Beaucoup d’entre-eux vous propose aussi de centraliser la gestion de ces cartes intelligentes grâce à une solution logicielle loin d’être gratuite.

Faisons la revue des principales solutions:

 

IBM et sa solution RSA (Remote Supervisor Adapter)  ibm_fru44t1412_x-series_remote_supervisor_adapter_rsa_ii_sl
La solution incorpore en faite plusieurs modules applicatifs permettant la gestion de la carte mère, comme IMM/BMC. En fonction des évolutions logiciels, le paramétrage n’est pas forcément évident à cerner. Il est nécessaire de répercuter quasiment les mêmes réglages réseaux pour chacun des modules. Réinitialiser les réglages de la carte à défaut n’est pas forcément évident et performant. Diverses fonctionnalités comme l’interfaçage vers un annuaire de compte, le déport vidéo pas très fonctionnel au travers un réseau NAT, rendent ce produit un peu difficile à gérer.
C’est les petits hic de ce produit, qui est certes assez robuste dans le temps.

Cette solution s’interface plus ou moins aisément avec Director et Patrol.

 

DELL et son iDRAC (Integrated Dell Remote Access Controllers), 13 génération déjà.wd6d2__17785-1401824996-380-500
DELL propose un produit un peu équivalent à les cartes ILO d’HPE.  A la marge ou l’iDRAC propose une redirection possible du port série de pouvoir se connecter en SSH.
Cette carte utilise aussi un contrôleur électronique matériel/logiciel comme IBM type BMC (Baseboard Management Controller).
Comme HPE, certaines fonctionnalités demandent un déverrouillage logiciel sous la forme d’une licence et d’un surcout financier.

DELL propose de centraliser ces cartes, comme IBM, avec OpenManage, là aussi sous licence logicielle à acquérir.

 

HPE, Hewlett Packard Enterprise et son ILO, là aussi en est à sa 12ème version.storagereview-hp-ilo
Mais peut-être un des précurseurs avec SUN dans ce genre de cartes, notamment avec sa première génération appelée RIB, complètement autonome avec sa propre batterie.
HPE propose sa génération 4 des cartes ILO. Elle aussi utilise le même contrôleur intel BMC. A l’identique des autres, on y retrouve des fonctionnalités identiques.
On peut noter toutefois que ces cartes peuvent être téléconfigurée par divers automatismes.
C’est peut-être l’un des cartes les plus complètes concernant les serveurs à base de processeurs d’Intel/AMD. La qualité graphique est aboutie.

La solution OpenView Insight Management permet là aussi d’incorporer la centralisation de ces cartes, mais pas seulement. Une version limité en nombre de serveurs est disponible. Sinon là aussi l’acquisition d’une licence est requise.
Idem que pour DELL, des couts de licences interviennent, notamment pour activer le déport KVM. Ce qui est un comble.

 

Chez SUN… pardon Oracle, les LOM ou iLOM (Integrated Lights Out Manager)
Idem, que les autres constructeurs en terme de fonctionnalités. A la différence, il y a très peu d’année, aucune présence d’interface web ou graphique à distance. Que du mode console SSH ou Telnet.

Depuis un serveur web en plus d’un serveur SSH/Telnet est implicitement mise à disposition. C’est la grosse différence. En mode console, la logique est différence, d’un équipement réseau par exemple, car le shell est le Service Processor. Il est nécessaire de bien comprendre la philosophie du mode commande, un peu déconcertant. Mais que ce soit en mode graphique, comme en mode console, il est possible de faire à l’identique les actions nécessaires. Il faut dire que les serveur Oracle sont bien souvent pour accueillir un système d’exploitation type Solaris, dont toute interface graphique ne sera pas installé et de toute façon gérée.
Par rapport à la concurrence de ces produits aucune licence logicielle est requise pour les TOUTES les fonctionnalités. Les autres constructeurs devraient peut-être s’en inspirer ?!
L’interface Web de cette carte est assez bien faite, mais des fois un peu brouillon. Mais le niveau de détails est assez pertinent, notamment concernant les grands systèmes comme les séries des Oracle SPARC Tx.

Peut importe le constructeur, ces équipements sont devenus indispensables, notamment pour l’exploitation courante des systèmes. Certes cela est un petit surcoût budgétaire, mais nécessaire.