Basculer les workload vers le cloud : le grand enjeu des accords avec VMWare

Passer les innombrables machines virtuelles de VMWare installées dans les centres de données des clients dans le cloud est un enjeu major pour les acteurs du cloud. Flatter VMWare est passer des accords est devenu en deux ans une activité centrale pour les acteurs du cloud qui y de fructueuses opportunités : à ce jour 5% seulement des workloads ont basculés dans le cloud public affirmait Google la semaine dernière.

 

Une tendance favorisée par le comportement de clients qui glissent progressivement vers le cloud hybride, soit la possibilité d’utiliser à la fois des ressources de cloud privé en local et celles du cloud public, chez AWS, Azure, GCP (pas plus tard qu’hier avec Cisco) ou encore IBM. Une écrasante majorité d’entreprise pensent en ce sens. Pourquoi le cloud hybride ? Si passer du CAPEX à l’OPEX reste une tendance forte, changer les capacités de sauvegarde, ou des projets de reprise d’activité après sinistre sont également des scénarios évoqués.

« Il y a trois ou quatre ans il y avait un grand débat à propos du cloud. La question était de savoir s’il l’on allait vers un cloud privé ou un cloud public. Nous avons dit dès le départ que cela devait être les deux » affirme Sebastian Krause, General Manager d’IBM Cloud pour l’Europe. « Nos clients ont investit sur des infrastructures on-premise depuis fort longtemps. Ils ont investit en compute, en stockage, en réseau, mais aussi en software, qui leur donne la logique et les processus métiers. Donc pour nous c’était très clair que les clients n’allaient pas balancer tout ça à la poubelle. Ils veulent encore l’utiliser à l’heure où la transformation digitale se fait pressante ».

Connecter les deux mondes

D’où l’idée de connecter les deux mondes. De proposer par exemple un front-end digital sous forme d’application mobile constituée pour être extensible sur le cloud public par exemple, tout en se connectant aux processus et aux données collectées pendant des décennies par les entreprises, et hébergées dans un cloud public. Il faut donc permettre aux charges de travail embarquées pour une très grande partie dans des machines virtuelles de passer librement d’un environnement à l’autre. Pour plus de souplesse ? Ou parce que les clients fuient peu à peu les instances on-premise pour se réfugier totalement dans le cloud public ?

« Non, cela n’arrivera pas assure Sebastian Krause. Dans les deux ans qui viennent il pourrait y avoir 30% des charges de travail sur le cloud public, 30% encore sur le on-premise derrière un firewall, et de l’hybride pour les reste, avec par exemple de la data sur du privé et de la puissance de calcul sur du public. Mais aucun des clients n’a l’intention de tout migrer sur un cloud public. En revanche les clients veulent monter en puissance sur la flexibilité et l’innovation avec le cloud public ».

IBM a entamé un partenariat avec IBM en février 2016 pour porter les produits VMWare sur son cloud. A ce jour, l’entreprise revendique 14.000 clients qui utilisent VMWare sur son cloud. La dernière annonce (septembre 2017) concerne la technologie HCX, un meta outil qui permet de manager et d’automatiser l’ensemble des processus.

Preuve de la concurrence acharnée entre acteurs du cloud, deux semaines avant cette annonce, Amazon rendait également public un partenariat avec VMWare pour utiliser ses VM dans AWS. Si pour l’heure cette offre paraît moins intégrée que ce que propose IBM, si le périmètre géographique n’est pas le même, nul doute qu’Amazon, et les autres, vont travailler fort pour arriver au même niveau que Big Blue dans les mois qui viennent.

ZDNet